Prendre rendez-vous en ligneDoctolib

Apprendre la gestion de ses émotions

gestion émotion

La gestion de ses émotions suppose de savoir mobiliser un certain nombre de compétences émotionnelles qui sont plus ou moins développées. Néanmoins, on peut s’y exercer et cultiver ces compétenses. Quelles sont-elles ? Moïra Mikolajczak, chercheuse en psychologie de l’université de Louvain les définie par cette typologie.

1. Accueillir

C’est une condition nécessaire pour avancer vers la sécurité émotionnelle. Si cela semble simple au premier abord, c’est pourtant l’étape la plus difficile pour beaucoup de personnes très sensibles. La première chose à faire est d’être en mesure de détecter et identifier ses propres émotions.

Différentes techniques permettent d’identifier une émotion naissante (avant qu’elle ne devienne un ouragan) à travers les signaux physiques et les pensées. Par exemple, on peut utiliser la technique de « la météo intérieure ». Il s’agit de s’arrêter trois minutes, à différents moments de la journée (idéalement trois fois), afin de scanner l’état de tension (ou de détente) physique de notre corps dans un premier temps, puis de laisser émerger les émotions associées. En développant cette technique on devient petit à petit plus attentif aux signaux discrets de nos émotions et on y adapte ses comportements.

Une fois l’émotion identifiée, il s’agit de l’accueillir pour ce qu’elle est. Il ne faut pas chercher à la mettre à distance. Parfois certaines craintes associées au vécu émotionnel (comme le fait de pleurer en public) doivent être levées. Le thérapeute peut alors amener la personne à dédramatiser ces situations. Est réfléchir des solutions d’adaptation comme prévenir l’entourage de possibles accès de larmes, ou éviter des situations « trop risquées » quand elles ne sont pas indispensables.

2. Comprendre

C’est la deuxième étape : décrypter et interpréter le message porté par les émotions. Il s’agit de mettre en lien l’émotion (et son intensité) avec la situation qui l’a déclenchée. Puis, il s’agit d’identifier les besoins sous-jacents. Par exemple, la remarque désagréable d’un collègue n’aura pas la même répercussion sur quelqu’un qui a besoin d’être rassuré sur ses compétences, et sur quelqu’un doté d’une bonne confiance en soi. Connaître ses besoins permet de comprendre l’amplitude de certaines réactions émotionnelles, pour mieux les réguler ensuite.

3. Exprimer

Cette fois, il s’agit d’apprendre à extérioriser intelligemment ses émotions. Certaines personnes mobilisent beaucoup d’énergie afin de masquer leurs ressentis aux yeux des autres. D’autres sont sujettes aux éclats, débordées par les émotions qui les traversent. Ici, le but de l’expression émotionnelle, à savoir un partage de son vécu qui puisse être reçu par l’entourage, n’est pas atteint. La solution est alors de mettre des mots sur ce qu’on vit, d’abord pour soi, afin d’être capable de le partager dans un second temps avec l’autre, de manière à être entendu (de la bonne manière, au moment propice, etc.).

4. Réguler

C’est la demande la plus importante en thérapie : la gestion de ses émotions. Le besoin de gérer le flot émotionnel intense auquel font face les personnes hypersensibles. Bonne nouvelle, il existe de nombreux outils de régulation. Certains apprennent à voir les situations autrement : en imaginant ce qu’un extraterrestre penserait de cette situation, ou bien en en repérant aussi les avantages. D’autres approches visent à réorienter l’attention, en se projetant dans un lieu plaisant et sécurisant pour diminuer l’intensité de l’anxiété, par exemple. Lorsque la personne se réconcilie avec ses émotions, les accueille et les exprime, ces dernières prennent généralement moins d’ampleur et deviennent moins dérangeantes.

5. Exploiter

Enfin, la grande sensibilité devient une ressource dans le domaine émotionnel, relationnel et décisionnel. D’ailleurs, il n’est pas nécessaire d’aider les individus hypersensibles spécifiquement à développer cette compétence. Elle va de soi lorsqu’une personne vit mieux avec son hypersensibilité.

Vous pensez avoir besoin de travailler sur la gestion de vos émotions, n’hésitez pas à prendre rendez-vous : https://www.doctolib.fr/psychologue/lille/cindy-trouillez ou ici.

L’Hypersensibilité

Hypersensibilité

Comprendre et Vivre avec une Perception Exacerbée

L’hypersensibilité est un trait de personnalité qui touche environ 15 à 20 % de la population. Les personnes hypersensibles, aussi connues sous le nom de « Hautement Sensibles » (HS), perçoivent le monde de manière plus intense et plus profonde que la moyenne. Cette sensibilité accrue peut se manifester de différentes manières et affecter plusieurs aspects de la vie quotidienne. Dans cet article, nous explorerons ce qu’est l’hypersensibilité, ses manifestations, ses avantages, ainsi que les défis auxquels les personnes hypersensibles doivent faire face.

Qu’est-ce que l’Hypersensibilité ?

L’hypersensibilité est souvent décrite comme une réponse amplifiée aux stimuli externes et internes. Cela inclut une sensibilité accrue aux sons, aux lumières, aux odeurs, et même aux émotions des autres. Les personnes hypersensibles peuvent se sentir rapidement submergées par des environnements surstimulants ou par des interactions sociales intenses.

Le concept de l’hypersensibilité a été popularisé par la psychologue américaine Elaine Aron dans les années 1990. Selon ses recherches, les personnes hypersensibles ont un système nerveux plus réactif, ce qui les rend plus susceptibles de détecter et de traiter les subtilités de leur environnement. Cette sensibilité accrue peut être un atout, permettant une grande créativité et une profonde empathie, mais elle peut aussi constituer un défi dans un monde souvent perçu comme surstimulant.

Manifestations de l’Hypersensibilité

L’hypersensibilité peut se manifester de diverses façons, influençant tant le physique que le psychique. Voici quelques exemples de manifestations courantes :

  1. Sensibilité Sensorielle : Les personnes hypersensibles peuvent être particulièrement affectées par des stimuli sensoriels comme les bruits forts, les lumières vives, ou les textures inconfortables. Une simple étiquette de vêtement peut provoquer une grande gêne, et des environnements bruyants peuvent être rapidement épuisants.
  2. Sensibilité Émotionnelle : Elles ressentent souvent les émotions de manière plus intense et plus profonde. Elles peuvent être profondément touchées par des œuvres d’art, des films ou des événements de la vie quotidienne. Elles ont également une grande capacité d’empathie, ce qui leur permet de se connecter facilement avec les autres.
  3. Profondeur de Traitement : Les hypersensibles ont tendance à réfléchir profondément à tout ce qu’ils vivent et observent. Cette profondeur de traitement peut mener à des intuitions fines et à une grande créativité, mais peut aussi entraîner une tendance à la rumination et à l’anxiété.

Les Avantages

L’hypersensibilité, bien que souvent perçue comme un fardeau, comporte de nombreux avantages. Les personnes hypersensibles apportent une richesse particulière à leurs environnements personnels et professionnels :

  1. Créativité : Leur capacité à traiter les informations de manière profonde et détaillée les rend souvent très créatives. Beaucoup d’artistes, écrivains, et musiciens sont hypersensibles, utilisant leur perception aiguë pour créer des œuvres émouvantes et originales.
  2. Empathie : Leur grande capacité d’empathie leur permet de comprendre et de soutenir les autres de manière exceptionnelle. Elles sont souvent perçues comme de bons amis et collègues, capables de fournir un soutien émotionnel précieux.
  3. Intuition : Les hypersensibles ont souvent une intuition aiguisée, ce qui leur permet de prendre des décisions éclairées et de comprendre les situations complexes avec une grande perspicacité.

Les Défis

Cependant, l’hypersensibilité peut aussi présenter des défis, notamment dans un monde qui valorise souvent la résistance et la rapidité d’exécution :

  1. Surcharge Sensorielle : Les environnements bruyants, chaotiques, ou surchargés peuvent rapidement épuiser les personnes hypersensibles. Elles ont besoin de temps et d’espaces calmes pour récupérer.
  2. Stress et Anxiété : La tendance à la rumination et à l’anxiété est courante chez les hypersensibles. Leur profondeur de traitement les amène à revisiter continuellement des situations stressantes, ce qui peut entraîner une fatigue émotionnelle.
  3. Difficulté à Poser des Limites : En raison de leur grande empathie, elles peuvent avoir du mal à dire non et à poser des limites, ce qui peut les mener à l’épuisement et au burn-out.

Vivre avec l’Hypersensibilité

Pour vivre pleinement avec l’hypersensibilité, il est essentiel de reconnaître et de respecter ses besoins uniques. Voici quelques stratégies pour gérer l’hypersensibilité au quotidien :

  1. Créer un Environnement Calme : Aménager un espace personnel apaisant où il est possible de se retirer et de récupérer.
  2. Établir des Limites : Apprendre à dire non et à fixer des limites claires pour éviter la surcharge émotionnelle et physique.
  3. Pratiquer des Techniques de Gestion du Stress : Intégrer des pratiques comme la méditation, la respiration profonde, ou le yoga pour gérer le stress et l’anxiété.
  4. Valoriser ses Atouts : Reconnaître et utiliser les forces uniques de l’hypersensibilité, comme la créativité et l’empathie, pour enrichir sa vie personnelle et professionnelle.

En conclusion, l’hypersensibilité est une caractéristique complexe et multifacette qui peut être à la fois un don et un défi. En apprenant à comprendre et à gérer leur sensibilité, les personnes hypersensibles peuvent transformer cette caractéristique en un véritable atout, leur permettant de vivre une vie riche et épanouissante.

Vous pensez avoir besoin de travailler sur la gestion de vos émotions, n’hésitez pas à prendre rendez-vous : https://www.doctolib.fr/psychologue/lille/cindy-trouillez ou ici.

Maltraitance infantile et troubles psychiques.

maltraitance infantile

Une nouvelle analyse de grande ampleur, menée par Lucinda Grummitt, du centre Matilda de l’université de Sydney, en Australie, vient de confirmer que la maltraitance infantile est associée à une proportion élevée de ces troubles.

Au moins 13 % de la population mondiale souffriraient d’un trouble mental : anxiété, dépression, abus de substances, automutilation, TOC, schizophrénie…

En 2024, on estime que 4 Français sur 10 âgés de 18 à 24 ans présentent des symptômes dépressifs.

Les chercheurs ont analysé 34 études scientifiques réalisées auprès de 55 000 Australiens. Il s’agissait d’examiner l’incidence des troubles anxieux, de la dépression, de la consommation excessive d’alcool et de substances, des automutilations ainsi que des tentatives de suicide, en lien avec la maltraitance infantile, qu’elle soit physique, sexuelle ou émotionnelle, ainsi que la négligence émotionnelle et physique, subies avant l’âge de 18 ans. En Australie, le suicide est la principale cause de décès chez les jeunes. C’est la deuxième en France chez les 15-24 ans. Des recherches antérieures ont également révélé que plus de 50 % des Australiens et 24 % des Français ont été victimes de mauvais traitements au cours de leur enfance.

Résultat. La métaanalyse a montré que 41 % des tentatives de suicide, 35 % des cas d’automutilation et 21 % des dépressions étaient liés à la maltraitance. Ce résultat est indépendant de facteurs génétiques ou environnementaux, comme le niveau socioéconomique ou la santé physique. Pour Lucinda Grummitt, c’est un signal d’alarme. Les mauvais traitements et l’absence de soins ou d’affection dans l’enfance devraient être une priorité de santé publique.

Source :

https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/developpement-enfant/troubles-psychiques-le-poids-de-la-maltraitance-infantile-26623.php

Bénédicte Salthun-Lassalle

Types troubles anxieux

différents troubles anxieux

Tout d’abord, les troubles anxieux se manifestent de façon très variable. Allant de crises de paniques à une phobie très précise, ils peuvent passer par une anxiété généralisée et quasi constante.

Prévalence :

Dans la population adulte (âgée de 18 à 65 ans), l’ensemble des troubles anxieux a une prévalence sur une année d’environ 15 % et une prévalence sur la vie entière d’environ 21 %. (source)

Classification :

Par ailleurs, en France, la Haute Autorité de Santé (HAS) répertorie six entités cliniques (classification européenne CIM-10) parmi les troubles anxieux :

  • le trouble anxieux généralisé : Anxiété généralisée et persistante qui ne survient pas exclusivement ni même de façon préférentielle dans une situation déterminée,
  • le trouble panique avec ou sans agoraphobie : Attaques récurrentes d’anxiété sévère (attaques de panique), ne survenant pas exclusivement dans une situation particulière ou dans des circonstances déterminées, et dont la survenue est, de ce fait, imprévisible,
  • le trouble d’anxiété sociale : crainte d’être dévisagé par d’autres personnes, entraînant un évitement des situations d’interaction sociale. Elle peut s’accompagner d’une perte de l’estime de soi et d’une peur d’être critiqué,
  • la phobie spécifique (par exemple la phobie des hauteurs ou des araignées): Phobies limitées à des situations très spécifiques comme la proximité de certains animaux, les endroits élevés, les orages, l’obscurité, les voyages en avion, les espaces clos, l’utilisation des toilettes publiques, la prise de certains aliments, les soins dentaires, le sang ou les blessures. Bien que limitée, la situation phobogène peut déclencher, quand le sujet y est exposé, un état de panique, comme dans l’agoraphobie ou la phobie sociale.
  • le trouble obsessionnel compulsif : Trouble caractérisé essentiellement par des idées obsédantes ou des comportements compulsifs récurrents. Les pensées obsédantes sont des idées, des représentations ou des impulsions faisant intrusion dans la conscience du sujet de façon répétitive et stéréotypée. Les comportements et les rituels compulsifs sont des activités stéréotypées répétitives.
  • l’état de stress post-traumatique : Ce trouble constitue une réponse différée ou prolongée à une situation ou à un événement stressant (de courte ou de longue durée), exceptionnellement menaçant ou catastrophique et qui provoquerait des symptômes évidents de détresse chez la plupart des individus.

Définition Anxiété

défintion anxiété

Définition de l’anxiété

Tout d’abord, les troubles anxieux regroupent divers troubles en lien avec une anxiété excessive et une difficulté à les gérer. Ils se manifestent de façon très variable. Il peut s’agir d’attaques ou de crises de panique aiguës, de phobies, de troubles anxieux généralisés.

definition anxieteIls font partie des troubles mentaux les plus fréquents. Le trouble anxieux généralisé touche 2 à 6 % des adultes (un peu plus de femmes que d’hommes).

L’anxiété est un phénomène normal, présent chez tous les individus. Cependant, elle peut prendre un caractère excessif et pathologique dans différentes situations. On parlera alors de troubles anxieux.

 

En effet, les personnes atteintes de troubles anxieux sont aux prises avec une anxiété excessive, persistante, qui affecte gravement leur qualité de vie. L’anxiété est une émotion souvent ressentie comme désagréable qui correspond à l’attente plus ou moins consciente d’un danger ou d’un problème à venir. 

Les sujets souffrant de troubles anxieux sont envahis par ce sentiment d’inconfort ou de peur secondaire à une anticipation excessive d’éventuelles difficultés avant même que les problèmes ne soient survenus, ou avant même que le sujet ait repéré précisément ce qu’il redoute. Les psychiatres parlent parfois de « peur sans objet ».

Le diagnostic est posé si la peur est disproportionnée (en durée, en intensité ou en fréquence) par rapport à la situation réelle, et si les symptômes persistent plus de 6 mois.

 

Rôle de l’anxiété

Maintenant que la définition de l’anxiété a été donnée, il faut en connaître son rôle.

L’anxiété peut s’avérer un phénomène utile quand elle attire l’attention sur des dangers réels ou des situations à risque : le souci, l’inquiétude servent alors à prendre des précautions pour éviter ces risques.

Trop peu d’anxiété peut parfois mettre en danger. Trop d’anxiété peut, à l’inverse, inhiber et épuiser le sujet.

définition anxiété

 

Il s’agit d’un trouble de santé mentale qui nécessite une prise en charge médicale et psychologique adéquate.

Pour prendre contact avec le cabinet, il suffit de me contacter soit par téléphone, soit sur  doctolib ou via le formulaire du site.

 

Sources : https://www.anxiete.fr

COVID 19 – Bien être émotionnel

covid 19 bien être émotionnel

Pandémie COVID-19 et bien-être émotionnel.

Voici quelques conseils pour des routines et des rythmes salutaires en période d’incertitudes. Ils peuvent se révéler utiles si vous souhaitez préserver un état de bien-être émotionnel en cette période du COVID-19.

Tout d’abord, la pandémie du COVID-19 est une menace sérieuse pour la population mondiale. Pour y faire face, les gouvernements mettent en place différentes stratégies telles que la quarantaine, l’auto-confinement et la distanciation sociale.

Enfin, bien qu’elles soient médicalement nécessaires pour limiter la propagation, ces nouvelles règles sociales peuvent bousculer de nombreux facteurs qui équilibrent notre vie et favorisent la santé mentale.

Et l’horloge interne dans tout ça ?

En premier lieu, un des plus importants systèmes cérébraux qui contribuent au bien être quotidien est l’horloge biologique interne corporelle.
Par conséquent, elle synchronise nos corps et nos comportements sur le cycle de 24 heures de la lumière et de la nuit. Un emploi du temps quotidien prévisible et des routines régulières aident l’horloge corporelle à fonctionner correctement. Lorsqu’elle fonctionne de manière fluide, nous nous sentons mieux. Mais, si elle est perturbée des troubles font surfaces.

Les perturbations des horloges corporelles sont associées avec de nombreuses pathologies psychiatriques et non psychiatriques, telles que la dépression, le diabète, l’obésité et les cancers.

De plus, lorsque nous faisons face à des bouleversements importants dans nos vies, nos horloges corporelles ont beaucoup plus de difficulté à rétablir des rythmes biologiques réguliers. En conséquent, les perturbations entrainées par la pandémie du COVID-19 modifient notre horloge interne et donc notre état de bien-être émotionnel.

En l’absence des routines sociales habituelles du travail, de la prise en charge des enfants et des activités partagées, le système de l’horloge biologique peut être désorienté ou en difficulté. Ainsi, nous pouvons ressentir des symptômes physiques désagréables, similaires aux effets du décalage horaire. Ces symptômes sont les suivants : troubles du sommeil, de l’appétit, de l’énergie ou de l’humeur.

 

Et l’horloge biologique chez une personne souffrant de trouble psy ?

Tout d’abord, si vous avez un trouble de l’humeur, dépressif ou bipolaire, les données de la recherche suggèrent que vous avez une horloge corporelle sensible. Elle est plus encline à perdre la notion du temps quand votre environnement est perturbé et une horloge corporelle déstabilisée peut conduire à des épisodes dépressifs ou (hypo)maniaques.

Par conséquent, il faut prêter attention à vos routines dans les périodes de stress. En effet, garder une horloge corporelle régulière favorise une humeur stable. Aider votre horloge corporelle à maintenir le cap pendant les perturbations importantes de la vie, telles que la pandémie du COVID-19, peut vous favoriser le bien être émotionnel. Vous trouverez ici des conseils simples pour améliorer la régularité de vos routines quotidiennes, même quand rien ne semble régulier dans votre vie.

 

 

Stratégies d’autogestion pour augmenter la régularité de vos routines quotidiennes

− Mettez en place une routine pour vous-mêmes quand vous êtes en quarantaine ou en télétravail. Les routines aident à stabiliser l’horloge corporelle.
− Levez-vous à la même heure tous les jours. Une heure de réveil régulière est l’élément le plus important pour stabiliser votre horloge corporelle.
− Veillez à passer un peu de temps à l’extérieur chaque jour, surtout en début de matinée. Votre horloge corporelle a besoin de « voir » la lumière le matin pour connaître le moment de la journée.
− Si vous ne pouvez pas aller dehors, essayez de rester au moins 2 heures près d’une fenêtre, à la lumière du jour et concentrez-vous dans le calme.
− Planifiez quelques activités régulières chaque jour, comme des cours à domicile, des conversations téléphoniques avec un(e) ami(e), ou la cuisine. Faites ces activités à la même heure chaque jour.
− Faites de l’activité physique chaque jour, idéalement à la même heure.
− Manger à la même heure chaque jour. Si vous n’avez pas faim, prenez au moins une petite collation à l’heure dite.
− Les interactions sociales sont importantes, même pendant la distanciation sociale. Recherchez des échanges mutuels dans vos interactions sociales pendant lesquelles vous partagez vos pensées et vos sentiments avec une autre personne en temps réel (visioconférence, le téléphone ou même l’envoi de textos en temps réel). Programmez ces interactions à la même heure chaque jour.
− Ne pas faire de siestes quand il fait jour, particulièrement en fin de journée. Si vous devez faire la sieste, ne dormez pas plus de 30 minutes. Faire la sieste rend l’endormissement difficile le soir.
− Évitez les lumières vives (particulièrement la lumière bleue) le soir, y-compris les écrans des ordinateurs et des smartphones. La lumière du spectre bleu supprime l’hormone qui nous aide à dormir.
− Respectez des horaires réguliers veille/sommeil qui conviennent à votre rythme naturel. Si vous êtes un couche-tard, vous pouvez rester éveillé un peu plus tard et vous lever un peu plus tard que les autres personnes de la famille. Prenez seulement soin de vous coucher et de vous lever à la même heure chaque jour.

 

Pour finir, si vos symptômes sont envahissants, vous pouvez avoir besoin de consulter un psychologue. Pour me contacter, il suffit de prendre rendez-vous soit par téléphone soit sur doctolib.

Recommandations écrites par l’International Society of Bipolar Disorders (ISBD),
Groupe de travail sur la Chronobiologie et la Chronothérapie, et la Society for Light Treatment and Biologic Rhythms (SLTBR)

COVID 19 – Enfants

 

CoVID 19- enfantsVoici quelques informations en lien avec le COVID 19 qui peuvent vous être utiles pour réagir face à vos enfants dans ce contexte.

 

 

Comment peuvent réagir vos enfants en cette période du COVID-19 ?

Vous trouverez dans ce PDF les explications complètes pouvant vous servir.

En résumé, dans ce contexte vos enfants pourront répondre à la situation de façon différente selon leur âge :

COVID 19- Enfants

Comment réagir en tant que parents durant ce contexte quand son enfant souffre de troubles ?

Si les effets psychologiques du confinement sont présents chez l’adulte (explications ici), les enfants ne sont pas en reste.Ici, vous trouverez une liste de nombres d’articles issus de la communauté scientifique. Ces fiches pratiques-famille peuvent vous aider dans différents domaines. voici une liste non exhaustive de quelques fiches qui peuvent vous être utiles. Dans ce lien, vous trouverez la totalité des articles.

 

 

Enfin, si la situation semble trop difficile pour vous, il est toujours possible de vous faire aider par un professionnel éducatif ou par un psychologue. Vous pouvez me contacter ici.

 

COVID 19 – Effets psychologiques

COVID-19- Effets psychologiques

COVID 19 : Quels sont les effets psychologiques dûs à ce contexte ?

COVID-19- Effets psychologiques

Qu’est-ce que le coronavirus ?

En premier lieu, les coronavirus sont une famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le MERS-CoV ou le SRAS. Le virus identifié en Chine est un nouveau coronavirus, nommé SARS-CoV-2. La maladie provoquée par ce coronavirus a été nommée COVID-19 par l’Organisation mondiale de la Santé – OMS. Depuis le 11 mars 2020, l’OMS qualifie la situation mondiale du COVID-19 de pandémie ; c’est-à-dire que l’épidémie est désormais mondiale.

Pour lutter contre l’extension du virus et limiter le nombre d’infectés, la décision de confiner la France ainsi qu’une partie du monde a été prise. A ce jour aucun vaccin n’a été trouvé. Seul le traitement à base d’hydroxychloroquine permettrait de limiter la charge virale.

Quels sont les effets psychologiques de cette pandémie ?

Pour commencer, le contexte de la pandémie du au COVID 19 a des effets psychologiques. Cela nous confronte directement à la mort, ou du moins à une menace de mort. En effet, ce genre d’événement peut générer une forte charge émotionnelle très difficile à contrôler. En conséquence, il peut y avoir de nombreuses répercussions sur le plan psychologique :

  • fatigue émotionnelle
  • troubles du sommeil
  • préoccupation permanente concernant l’avenir
  • peur des autres
  • altération du jugement
  • troubles de l’humeur
  • tendance à l’hypocondrie..

 

Donc cette situation épidémique peut affecter la santé mentale de tout le monde d’une certaine manière. Chacun a sa propre façon de réagir. Cela dépend de nombreux facteurs tels que notre exposition face à l’épidémie, nos expériences antérieures d’événements stressants, le soutien de notre entourage, notre santé physique, notre âge, nos antécédents personnels de troubles liés à la santé mentale…

Les facteurs de stress lors de la quarantaine.

La quarantaine liée au COVID 19 est une expérience qui a des effets psychologiques et se révèle potentiellement stressante. En effet, des symptômes, comme les troubles du sommeil, les troubles de l’humeur, une anxiété généralisée, allant jusqu’à une dépression, peuvent se manifester.

  • De l’anxiété, de l’inquiétude ou de la peur liées à:
    • Votre propre état de santé,
    • L’état de santé des autres personnes que vous pourriez avoir exposés à la maladie,
    • La nécessité de devoir vous surveiller, ou d’être surveillé par d’autres, pour détecter ou suivre l’évolution des signes et symptômes de la maladie
    • L’éloignement du milieu professionnel, la perte potentielle de revenu et de sécurité de l’emploi,
    • Les défis que représentent l’approvisionnement en produits dont vous avez besoin, comme les denrées alimentaires et les produits de soins.
    • L’inquiétude sur votre capacité à pouvoir vous occuper efficacement vos enfants ou les autres personnes à votre charge.
  • L’incertitude ou la frustration quant au temps durant lequel vous serez dans cette situation ou l’incertitude liée à votre avenir.
  • La solitude associée au sentiment d’être coupé du monde et de vos proches.La colère si vous pensez que vous avez été exposés à la maladie en raison de la négligence des autres.
  • L’ennui et frustration de ne pas être en mesure de travailler ou de réaliser vos activités du quotidien.
  • Un doute ou une ambivalence quant à cette situation.
  • Une envie de consommer de l’alcool ou des drogues pour faire face.
  • Des signes cliniques de dépression, tels qu’un sentiment de désespoir, une modification de votre appétit, une diminution ou une augmentation de votre temps de sommeil.
  • Des symptômes d’un état de stress post-traumatique (ESPT), comme des souvenirs angoissants envahissants, des flashbacks (revivre l’événement), des cauchemars, des changements d’humeur, et le fait d’être facilement surpris.
  • La stigmatisation par autrui peut se manifester par un traitement inhabituel, par de la peur ou de la suspicion, un évitement ou des commentaires ressentis comme stigmatisants.

source

Promouvoir le bien-être psychologique pendant la quarantaine

Il faut éviter de se projeter dans des scénarios catastrophes et faire son maximum pour mettre à distance les pensées négatives. Par exemple, pour prendre du recul, le meilleur moyen est de limiter les sources d’informations, ce qui permet d’éviter par la même occasion de lire des fake-news. En effet, être en lien continu avec les infos est une action anxiogène qui favorise la panique.

UTILISER DES MOYENS PRATIQUES POUR FAIRE FACE ET VOUS DÉTENDRE
• Détendez votre corps souvent en faisant des choses qui fonctionnent pour vous : respirez profondément, étirez-vous, méditez ou faites des activités que vous aimez.
• Trouvez un rythme pour les activités stressantes : faites quelque chose qui vous plaît après avoir accompli une tâche difficile.
• Parlez de vos expériences et de vos sentiments à vos proches et amis, si cela vous réconforte.
• Entretenez les sentiments positifs, comme l’espoir, vous pouvez par exemple tenir un journal où vous écrivez des choses qui vous font du bien.

Enfin, parfois les troubles ou symptômes sont tellement envahissants, qu’il est nécessaire d’être suivi par un psychologue Voici la page pour me contacter.

Violences conjugales

violences conjugales

Tout d’abord, les violences conjugales au sein du couple, s’installent le plus souvent progressivement.

 

violences conjugales

Celles-ci commençant par des violences psychologiques, puis verbales et enfin physiques et sexuelles, avec une augmentation en fréquence et en intensité.

Le cycle des violences s’organise typiquement en quatre phases, qui se répèteront dans le temps.

Par conséquent, ces violences répétées vont avoir un impact sur le psychisme de la victime, sur sa santé physique, sur son environnement social et affectif.

 

Essentiellement, les violences conjugales renvoient à une volonté d’emprise. Pour augmenter son pouvoir et son contrôle sur la victime, l’auteur des violences a recours à plusieurs modalités de fonctionnement.

 

 

violences conjugales

  • la violence physique : coups, mutilations, strangulations, meurtre ;
  • la violence sexuelle : viols, agressions sexuelles, proxénétisme ;
  • la coercition et les menaces : menacer de lui faire du mal et le mettre à exécution, menacer de se suicider, menacer de la faire hospitalisée sous contrainte… ;
  • l’intimidation de la victime : l’effrayer, la menacer, être imprévisible ;
  • la violence psychologique : humiliation, culpabilisation… ;
  • l’isolement de la victime : surveiller ses fréquentations, limiter ses activités extérieures ;
  • le déni des faits, retourner la responsabilité : minimiser la violence, dire que c’est de sa faute ;
  • l’utilisation des enfants : menacer de lui enlever les enfants, lui dire qu’elle est une mauvaise mère ;
  • le privilège masculin : traiter la victime comme une domestique, définir les rôles masculins et féminins ;
  • la suppression de toute indépendance économique : lui prendre son argent, l’empêcher de travailler…

Enfin, ces comportements d’emprise prennent la forme du vampirisme, qui va progressivement « vider » la victime de tout élan vital, de toute capacité décisionnaire et ainsi l’isoler encore plus.

 

Les troubles du comportement alimentaire

Tout d’abord, les troubles des conduites alimentaires ou du comportement alimentaire (TCA), désignent des perturbations graves du comportement alimentaire.

En effet, le comportement est considéré comme « anormal » parce qu’il est différent des pratiques alimentaires habituelles mais surtout parce qu’il a des répercussions négatives sur la santé physique et mentale de l’individu. Ils débutent souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

Les plus connus sont l’anorexie et la boulimie, mais il en existe d’autres.

  • l’anorexie nerveuse (de type restrictif ou associée à une hyperphagie) ;
  • la boulimie nerveuse ;
  • l’hyperphagie boulimique ;
  • l’alimentation sélective ;
  • le pica (ingestion de substances non comestibles) ;
  • le mérycisme (phénomène de « rumination », c’est-à-dire de régurgitations et de remastication);
  • d’autres TCA, spécifiés ou non.

Les troubles du comportement alimentaire sont des maladies complexes et multifactorielles, dont les origines sont à la fois biologiques, psychologiques, sociales et environnementales. Ainsi, de plus en plus d’études montrent que des facteurs génétiques et neurobiologiques jouent un rôle dans l’apparition des TCA.

Plusieurs facteurs psychologiques peuvent aussi entrer en jeu. Certains traits de personnalité, comme le perfectionnisme, le besoin de contrôle ou d’attention, la faible estime de soi, sont fréquemment retrouvés chez les personnes souffrant de TCA. De même, des traumatismes ou des événements difficiles à vivre peuvent déclencher le trouble ou l’aggraver.

De plus, l’influence de la culture occidentale qui fait l’apologie des corps sveltes, voire maigres, sur les jeunes filles. Celles-ci risquent de viser un « idéal » physique bien éloigné de leur physiologie, et de devenir obsédées par leur alimentation et leur poids.

Par ailleurs, les TCA sont fréquemment associés à d’autres troubles de santé mentale. C’est pourquoi il est important de prendre rapidement en charge ces troubles dès leur apparition afin de traiter le symptôme et sa cause.

Source